Aujourd’hui nous avons célébré la vie de notre Manon. Une cérémonie simple et sincère, qui a permis de nous réunir, de rire et de pleurer ensemble.

Au cimetière, entourés des bruits de la ville, ses petits-enfants, mes neveux de coeur et ma filleule, avec leurs deux cousines ont envoyé des ballons blancs, pour Manon. (insérer le vidéo).

Par la suite, au Café des artistes, suite de la cérémonie et « réception ». Avec, au tout début, une chanson de Ginette Reno (La vie), que je ne connaissais pas et que Manon aimait particulièrement.

La vie
C’est fait de tout c’est fait de rien
C’est la chanson du quotidien

C’est un sourire ou une larme

La vie
C’est un oiseau qui monte au ciel
C’est un orage, un arc-en-ciel
Des yeux d’enfants qui vous désarment

La vie

C’est la montée d’un long chemin
À faire à deux, main dans la main
Jusqu’au grand soir où tout s’enflamme

La vie
C’est l’inconnu du lendemain
C’est le passé qui vous revient
Comme un regret de vieille dame

Ma vie à moi
Je l’ai vécue comme j’ai voulu
Je l’ai choisie n’en parlons plus
Je prends mes erreurs sans partage
Ma vie à moi
C’est un combat que j’ai mené
Et si Dieu veut me pardonner
J’irai plus haut que les nuages

Ma vie
C’est la recherche du bonheur
C’est le pire et c’est le meilleur
Un roman qu’il faudra écrire

Ma vie
C’est un reflet dans le miroir
Qui est heureux de me revoir
Encore capable de séduire

Ma vie à moi
Je l’ai vécue comme j’ai voulu
Je l’ai choisie n’en parlons plus
Je prends mes erreurs sans partage
Ma vie à moi
C’est un combat que j’ai mené
Et si Dieu veut me pardonner
J’irai plus haut que les nuages

Ma vie à moi
C’est un combat que j’ai mené
Et si Dieu veut me pardonner
J’irai plus haut que les nuages

À la demande de Danielle, j’ai eu le privilège de réciter un poème de Nelligan:

Devant deux portraits de ma mère

Ma mère, que je l’aime en ce portrait ancien,
Peint aux jours glorieux qu’elle était jeune fille,
Le front couleur de lys et le regard qui brille
Comme un éblouissant miroir vénitien !

Ma mère que voici n’est plus du tout la même ;
Les rides ont creusé le beau marbre frontal ;
Elle a perdu l’éclat du temps sentimental
Où son hymen chanta comme un rose poème.

Aujourd’hui je compare, et j’en suis triste aussi,
Ce front nimbé de joie et ce front de souci,
Soleil d’or, brouillard dense au couchant des années.

Mais, mystère du coeur qui ne peut s’éclairer !
Comment puis-je sourire à ces lèvres fanées !
Au portrait qui sourit, comment puis-je pleurer !

Cette photo, je l’ai prise en pendant très fort à Manon: combien de soirées avons-nous passées ensemble à placoter et se faire des confidences. J’ai donc levé mon verre au souvenir de ma belle amie. Dont je m’ennuie très fort.

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