Je l’ai déjà dit, quand je voyage en avion, j’aime m’acheter un livre au moment du départ. C’est toujours un achat spontané et impulsif, basé sur rien d’autre que mon attrait pour la page couverture et le résumé.

Avec un vol à 6 h le matin, le 26 septembre (direction Saskatoon avec arrêt à Toronto), j’avais les yeux trop collés à YOW pour faire un choix judicieux. Et de toute façon, je voulais manger ma poutine-déjeuner du Darcy McGee.

C’est donc à YYZ que j’ai acheté mon livre (et ça tombait bien puisque pendant le – court – vol, j’avais terminé mon livre et je venais de réaliser que j’avais apporté avec moi le tome 4 de la série « La vie épicée de Charlotte Lavigne », plutôt que le 3… ZUT… Et je déteste être à court de lecture quand je ne suis pas chez moi : mon choix est limité, loin de mes bibliothèques!

J’ai découvert ce petit bijou, que j’ai dévoré dans le temps de le dire (faut dire que plusieurs vols et des soirées solo à l’hôtel, ça aide à la progression! Si je me souviens bien, je l’ai terminé le lendemain matin, en attendant mon vol pour Winnpeg.

Crédit photo : Google image

Une ancienne collègue m’avait déjà confié avoir une prédilection pour les histoires de familles  dysfonctionnelles, probablement parce que la sienne était loin de l’être! Eh bien, on est bien servis avec ce livre, qui raconte les mémoires de Jeannette Walls, que je ne connaissais absolument pas avant. Toute une famille dysfonctionnelle : un père « inventeur », une mère artiste qui, tous les deux, refusent de se confirmer à un moule ou à des normes sociales. Des enfants, non pas abandonnés, mais négligés. Mal (et très peu) nourris, rarement propres, vivant dans des conditions insalubres la plupart du temps, etc…

Une des critiques du livre affirme : « The Glass Castle will at times exhaust you, occasionally fill you with fury and finally leave you in a slack-jawed wonderment ». Je ne pourrais mieux dire. On enrage devant l’attitude nonchalante des parents et on admire l’instinct de survie des 4 enfants.

En le lisant, un souvenir datant de 1985 est remonté à la surface. Sachez que les parents terminent leur vie pratiquement sans abri à New York (par choix – loin des contraintes sociales), et que pour s’occuper, ils fréquentaient les musées et autres endroits artistiques de la ville, lors des journées gratuites.

Donc, en 1985, je visite un musée de New York (en oubliant lequel) et une dame est à côté de nous pendant une visite guidée. Clairement, elle n’est pas fortunée. Et elle se mouche constamment, dans les mains et s’essuie sur ses vêtements. Ma tante et moi, on se regardait, complètement horrifiées. Et si cette dame était la mère de l’auteur? Je crois que les années concordent. Enfin, ça ajoute une dimension personnelle à ce livre.

C’est une lecture que j’ai adoré… je ne sais pas si j’irai voir le film, les critiques semblent mitigées. Mais s’il fait partie de l’offre de Netflix, oui, je le regarderai en profitant du confort de mon salon.

Prochain livre : le matin du départ pour Winnipeg, je décide donc de m’acheter un autre livre. Glass Castle  étant terminé, je me retrouve à cours de lecture. Je ne veux pas lire le tome 4 de Charlotte, sans avoir lu le 3!

Et je tombe bien : une vente 2 livres pour 30 $… YOUHOO! Bon… mais quoi choisir? Le choix est vaste, mais je m’arrête rapidement sur l’autobiographie de Clara Hughes, une athlète que j’ai toujours admirée.

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Et dès le début de la lecture, je ne peux pas m’empêcher d’être fascinée par deux synchronicités que je trouve intéressantesJ. Je suis en vol vers Winnipeg, et Clara Hughes est originaire de cette ville (ce que je ne savais pas) et elle vient elle aussi d’une famille dysfonctionnelle, avec un père alcoolique, et des parents intéressés par les arts.  Deux en deux, donc. Et dans les deux cas, pour de multiples raisons, les deux femmes ont décidé de ne pas avoir d’enfants.

Une autre lecture que j’ai dévorée. Le parcours de Clara est très (TRÈS) atypique : rien ne la prédestinait au sport d’élite. Au contraire, son adolescence est remplie de fêtes et d’excès nombreux. Ce n’est que sur le tard qu’elle découvre le patin de vitesse et retourne au vélo, qu’elle pratiquait étant enfant.

On le sait, Clara Hughes est la seule athlète à être médaillée lors des Jeux d’hiver et d’été. Elle a été notre porte-drapeau lors des Jeux de Vancouver. Et ses succès sont nombreux. Ils cachent toutefois une sombre réalité, qu’elle a révélée généreusement : elle souffre de troubles mentaux. Sa vie est donc constituée de hauts et de bas. C’est aussi ce qui explique ses excès tout au long de sa vie, et son implication pour Bell cause pour la cause.

Et ce n’est pas la seule cause dans laquelle elle s’implique. Ses efforts se tournent régulièrement vers les initiatives venant en aide aux enfants (Right to Play, Nunavut Youth Hockey Development Program, avec Joé Juneau, etc…)

Et sachez que pour se reposer de la fatigue et du stress des Jeux Olympiques, elle et son mari sont allés faire du vélo en Alaska, avec des conditions météo exécrables, et d’immenses côtes à gravir! Personnellement, j’aurais opté pour un tout-inclus, ou un chalet à Peggy’s Cove, mais bon… on n’a pas tous la même idée du repos!

Bref, une femme fascinante qui se livre complètement : une belle lecture et une encore plus belle leçon de vie. Respect, Mme Hughes!

 

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