Je viens de lire deux romans historiques que j’ai beaucoup, BEAUCOUP, aimé. Et pour cela, je dois remercier le groupe Facebook, Historical Fiction Book Lovers, qui, je l’avoue, me coûte une petite fortune. Non, pas tant, mais quand même!

Le premier, The blackbird girls, d’Anne Blankman, nous ramène à l’explosion de Tchernobyl en 1986, tout en faisant des retours dans le temps, en 1941, pendant la Deuxième Guerre Mondiale et l’extermination des Juifs.

Ceux et celles qui étaient né.es en 1986 se souviennent de cette explosion. Et comment cela avait pris quelques jours avant d’en entendre parler, comment l’information parvenait au compte-goutte. Dans le roman, c’est la même chose, et c’est encore pire, puisque l’on parle des travailleurs de la Centrale et de leurs familles qui résidaient à Pripyat. D’ailleurs, il faut regarder la mini-série Tchernobyl, pour mieux comprendre la lenteur de la prise de décision et de l’impact sur la population locale et lointaine.

Revenons au livre, on suit l’histoire de deux ado, Valentina Kaplan et Oksana Savchenko, que tout sépare, même si elles vont à la même école. Valentina est Juive, et honnêtement, je ne savais pas que les Soviétiques avaient encore du ressentiment envers eux. Oksana est élevée par un père antisémite qui lui bourre le crâne au point qu’elle-même déteste les Juifs, et Valentina en particulier. Forcée par le destin, elle doit fuir Pripyat, avec nulle autre que Valentina et la mère de celle-ci, et de fil en aiguille, se retrouve chez la grand-mère. Et elle y découvre tout un monde inconnu. Celui de l’accueil, de la bonté, etc… et elle se retrouve face à ses propres convictions, jusqu’à remettre en question ses valeurs provenant de son père.

En parallèle, on suit l’histoire de Rita, la grand-mère de Valentina, qui a vécu pendant la Guerre et a subi l’antisémitisme. Ce qui en ressort, selon moi, c’est que malgré les horreurs et les lavages de cerveau », on retrouve toujours de bonnes personnes sur notre chemin qui nous redonnent espoir en l’humanité.

Les deux histoires s’entremêlent et on ne se perd pas dans le va-et-vient. C’était une belle lecture, et je me disais « wow, ça ferait un beau film! », ce qui devient, je m’en rends compte, un critère d’évaluation de mes lectures! Et, par la suite, j’ai réécouté la mini-série Tchernobyl ainsi que le documentaire, par curiosité autant que par intérêt.

Le deuxième livre a été un formidable coup de cœur. The Islandic postman, par Christopher Rodel, qui raconte ici l’histoire de son arrière-arrière-arrière-grand-père, Jón Magnusson, l’un des premiers facteurs en Islande. On replonge vers 1820, dans le nord de l’Islande, où la vie est plus que difficile. Le climat est rude, on survit grâce à la pêche et / ou l’agriculture. Orphelin, Jón déménage à Isafjodur, chez sa grand-mère, et traumatisé par le décès tragique de son père en mer, il n’a aucune intention de devenir pêcheur à son tour. Il devient agriculteur, et phénomène plutôt rare, sa grand-mère lui a appris à lire, ce qui lui permet de rêver de voyages, et de charmer Thorunn Thordurdottir, la fille du commerçant du village.

Un jour, Jón apprend que le gouvernement islandais souhaite mettre sur pied un service postal. Qu’à cela ne tienne, il tente sa chance. Et il réussit. Il devient donc le facteur entre Isafjodur et Reykjavik, sans oublier les quelques villages entre les deux. Et on s’entend. On ne parle pas d’un service moderne et quotidien, mais plutôt d’un trajet effectué deux fois par année, au printemps et à l’automne, lorsque la température est clémente et que les hommes ne sont pas accaparés par leurs tâches agricoles.

À Reykjavik et dans d’autres ports, Jón fait la connaissance d’islandais devenus marins et qui se sont expatriés aux États-Unis, terre d’abondance! Et Jón de rêver encore davantage! Les années passent, l’Islande se modernise tranquillement, tout autant que son service postal. Plutôt que de faire la longue route, à pied, Jón voit son trajet réduit du tiers environ, mais avec comme mandat avec des voyages plus fréquents.

Sans donner tous les détails, Jón se retrouve aux États-Unis, avec certains de ses enfants. La vie n’est pas plus facile, mais elle lui semble beaucoup plus prometteuse.

Vous dire que j’ai adoré ce livre! Moi qui rêve d’aller en Islande un jour! Et encore ici, je me disais que ce livre ferait un magnifique film.

Commentaires

Soumettre une réponse

Votre courriel ne sera pas publié. Les champs obligatoires sont marqués *.

Information